Histoire du judo

Histoire et génèse  du judo

Lorsque la grosse branche cède sous le poids de la neige, la petite elle, fléchie avant que
sa résistance ne cède...
 
Une Légende du VIème siècle raconte l'origine du Ju-Juitsu, ce serait un Docteur qui en observant la neige sur de fines branches de Pin compris
que la force pouvait devenir
un revers, puisqe de simples branches se débarrassées d'un poid considérable de neige en une fraction de seconde là où de plus grosse branche luttées jusque céder
 
JIGORO KANO est né à KOBE au JAPON le 28 Octobre 1860, il est le 3e fils de Jirosaku Mareshiba KANO, un marchand
 
J. KANO étant un petit gabarit,  il étudia les arts martiaux sous la forme du JU-JUTSU et de différents enseignements avant de créer sa propre méthode qu'il voulu être une synthèse de projections et non de coup portés.

Son premier SENSEI fût Hachi-Nosuke FUKUDA de l'école Tenji-shinto-Ryu vers 1877, KANO y appris le JU-JUTSU de l'école de Saule. En 1879, à la mort de son professeur, KANO devint l'élève de maître ISO, puis apprit auprès de maître LIKUBO l'école de KITO et le combat avec armure.
En 1882 il fonda à l'age de 22 ans sa propre méthode dans un petit temple Bouddhiste d'Eishoshi. Puis s'intalla à TOKYO pour y créer le KODOKAN
 
 
Devant ses Pères, le Jeune Jigoro KANO dû démontrer qu'il était devenue aussi flexible que la jeune branche sous le poid de la neige et qu'il venait d'inventer l'art de la souplesse dit aussi : JUDO...
 
 
Jigoro Kano à 22 ans1868 fut une année terrible pour les arts martiaux (restauration de l'empereur Meiji) car le Japon s'ouvrait à toutes les influances étrangères et rejetait ses propres traditions. Les arts du budo perdirent tout prestige dans leur propre pays, supplantés par la vague de modernisme, et beaucoup d'écoles de ju-jutsu disparurent. Les derniers maîtres survécurent difficilement, totalement abandonnés.

Ce fut en ces temps difficiles que grandit Jigoro Kano (voir les 3 photos de la page). Son rôle ne se borna pas seulement à réaliser une synthèse cohérente des vieilles techniques oubliées de ju-jutsu ; il posa définitivement l'idée que les possibilités de l'art martial dépassaient largement le plan physique et que ce qu'il appelait alors « judo » (le suffixe « do », la voie remplaçant définitivement celui de « jutsu », la technique) pouvait être un fantastique moyen de développement moral pour l'individu d'abord, pour la société tout entière ensuite. C'est cet idéal élevé qui sauvera le vieil art martial de l'oubli.

Jigoro KanoDès février 1882, il crée le judo du Kodokan (judo de "l'institut du Grand Principe") et ouvre son premier dojo dans le petit temple bouddhique d'Eisho-ji, avec 9 disciples (le premier élève fut Tomita Tsunejiro) évoluant sur 12 tatamis.
Mais la solidité du vieux bâtiment est mise en danger par la violence des chutes sur les tatamis et il fallut très vite construire un nouveau dojo à l'extérieur. Le Kodokan déménagea plusieurs fois.

Ce fut entre 1886 et 1889, au dojo du Fujimi-Cho, à Tokyo, que la suprématie du judo du Kodokan allait définitivement s'établir après, notamment, le grand tournoi entre le judo et des combattants Yoshin-ruy-ju-jutsu (Ecole du coeur de saule, créée par Shirohei Akiyama, dont la base était le principe du Nage-Waza, le principe de la souplesse) qui vit l'écrasante défaite de ce dernier.
Ce fut également dans cette même période que la véritable fusion des vieilles techniques s'établit sous l'impulsion de Kano qui modifia certaines techniques à la lumière de ses premières expériences et avec l'aide de ses premiers disciples (Kano avait présenté la première forme du nage-no-kata en 1884, mais le modifia plusieurs fois par la suite).
Jigoro Kano en judogiLe nouveau judo fut débarrassé de l'esprit féodal des anciennes écoles de ju-jutsu, les vieilles techniques furent examinées scientifiquement et un nouveau système d'entraînement fut organisé (mise au point des ukémi, techniques pour amortir les chutes sur les tatamis). De rigoureuses éliminations et sélections furent faites, en bannissant de la nouvelle méthode, qui ne voulait retenir que le point de vue éducatif, tout ce qui pouvait être dangereux à l'entraînement. Ainsi l'atémi-waza fut pratiquement éliminé au profit des projections et des immobilisations, qui pouvaient s'employer en assaut sportif.

A partir de 1905, après la victoire du Japon sur la Russie, l'intérêt pour les choses venant de l'étranger déclinait et le nationalisme reparut : le judo profita de ce renouveau des traditions nippones. Les Universités puis les écoles l'enseignèrent. Le Kodokan n'eut plus l'exclusivité d'un sport revenu à la mode (ses grands rivaux furent, avant 1940, le Butokukai de Kyoto et le Kosen, qui pratiquaient davantage le judo au sol et dont l'efficacité était certaine) mais Kano Jigoro poursuivait l'expansion d'un art martial dont il fut le premier à réaffirmer l'intérêt, au cours de plusieurs voyages à travers l'Europe et les Etats-Unis, jusqu'à sa mort en 1938. Ses neuf premiers élèves de 1882 devinrent 100 e 1886, 600 en 1889 et se comptent aujourd'hui par plusieurs millions rien qu'au Japon.
 
Le Judo véhicule des valeurs fondamentales qui s'impriquent les unes dans les autres pour édifier une formation morale. Le respect de ce code est la condition première, la base de la pratique du Judo.


L'amitié
L'amitié
C'est le plus pur des sentiments humains

 
Le courage
Le courage
C'est faire ce qui est juste

 
L'honneur
L'honneur
C'est être fidèle à la parole donnée

 
La modestie
La modestie
C'est parler de soi-même sans orgueil

 
Le respect
Le respect
Sans respect aucune confiance ne peut naître

 
Le contrôle de soi
Le contrôle de soi
C'est savoir se taire lorsque monte la colère

 
La politesse
La politesse
C'est le respect d'autrui

 
La sincérité
La sincérité
C'est s'exprimer sans déguiser sa pensée

 

Les valeurs complémentaires :


fleche verte Le meilleur emploi de l’énergie :
Dans sa pratique le judoka est à la recherche du meilleur emploi de l’énergie physique et mentale. Ce principe suggère l’application à tout problème de la solution la plus pertinente : agir juste au bon moment, utiliser la force et les intentions du partenaire contre lui-même. Il incite à une recherche constante et dynamique de perfection.

 

flèche Bleue Entraide et Prospérité mutuelle :
En Judo, les progrès individuels passent par l’entraide et par l’union de notre force et de celle des autres.
La présence du partenaire, du groupe est nécessaire et bénéfique à la progression de chacun.

flèche rouge Le grade du judoka est représenté par une triple valeur :

 

petite flèche verte « SHIN »
correspondant à la valeur morale
petite flèche verte « GHI »
correspondant à la valeur technique
petite flèche verte « TAI »
correspondant à la valeur corporelle


Le « SHIN », cité en premier, donne seul le sens aux deux autres.